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L'actualité santé
Rougeole, méningite, coqueluche… : êtes-vous à jour de vos vaccins ?
Fin avril s’est tenue la Semaine guyanaise de la vaccination. Cette manifestation avait pour but que chacun d’entre nous vérifie s’il est à jour de ses vaccins. En effet, plusieurs vaccins sont obligatoires, contre par exemple la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, les méningocoques… En Guyane, c’est aussi le cas de la fièvre jaune.Ces vaccins doivent être administrés dans les premiers mois du nourrisson, avec généralement des rappels dans les premières années. Mais en Guyane, de nombreux enfants ne les ont pas reçus. Ils convient donc de vérifier son carnet de vaccination et celui de ses enfants, ou d’en discuter avec un professionnel de santé, dans un centre de vaccination de la Croix-Rouge française ou dans un centre de PMI. Les médecins, pharmaciens, sages-femmes et infirmiers pourront vous dire si vous êtes à jour ou non.Les conséquences peuvent être dramatiques. En 2024, deux enfants sont décédés de la coqueluche, à Saint-Laurent-du-Maroni. L’an dernier, un enfant a contracté le tétanos, une maladie souvent mortelle. A chaque fois, les enfants n’étaient pas vaccinés.Une étude publiée le mois dernier a confirmé qu’encore trop de personnes ne sont pas vaccinées contre ces maladies, en Guyane. Par exemple, seuls 21 % des enfants nés en 2024 sont vaccinés contre la méningite B. En 2025, ce taux était de 70 %.L’an dernier, seuls 58 % des nourrissons ont reçu les trois doses du vaccin hexavalent, qui protège contre six maladies comme la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Il faudrait atteindre 95 % pour écarter tout risque d’épidémie. Il en est de même avec le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole: 72 % des nourrissons ont reçu au moins une dose. Or la rougeole, l’une des maladies les plus contagieuses, repart à la hausse dans plusieurs pays comme les Etats-Unis ou le Brésil.Après la naissance, l’adolescence est l’autre période où il est important de vérifier ses vaccinations.Plusieurs rappels doivent être réalisés entre 11 et 14 ans. C’est également à cet âge-là, et en tout cas avant les premières relations sexuelles, qu’il convient que garçons et filles se fassent vacciner contre les HPV. Ces derniers, également appelés papillomavirus, sont responsables de nombreux cancers comme le cancer du col de l’utérus. Des campagnes sont conduites dans les collèges, sur autorisation parentale. L’an dernier, une fille sur trois et un garçon sur quatre ont débuté leur vaccination. L’objectif est d’atteindre 80 %.Enfin, il est important de noter que les taux de vaccination étaient généralement en hausse, l’an dernier. Une enquête menée en 2024 auprès de 1300 personnes en Guyane montrait que quatre personnes sur cinq se déclaraient favorables à la vaccination. Le retard vient souvent de difficultés à trouver un professionnel de santé. N’hésitez donc pas à en parler autour de vous.Quel vaccin à quel âge? Pour le savoir, consultez le calendrier vaccinal 2026: https://vaccination-info-service.fr/La-vaccination-au-cours-de-la-vie/Nourrissons-et-enfants-de-la-naissance-a-10-ansLes vaccins sont généralement remboursés à 65 % par la Sécurité sociale, le complément étant souvent payé par sa mutuelle. Les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État peuvent bénéficier d’une prise en charge à 100 % pour certains vaccins. L’Assurance maladie fait le point ici: https://www.ameli.fr/guyane/assure/remboursements/rembourse/medicaments-vaccins-dispositifs-medicaux/vaccinationSi vous souhaitez consulter les données de couverture vaccinale en Guyane, c’est ici: https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-04/bullreg_vaccination_guyane_20260427.pdf
🦵 Jambes lourdes : pourquoi les premières chaleurs changent la donne ?
Avec les beaux jours, certaines personnes remarquent une sensation de jambes lourdes, surtout en fin de journée. Ce phénomène est fréquent et souvent lié à la circulation veineuse, particulièrement sensible à la chaleur.🌡️ Pourquoi la chaleur accentue-t-elle les jambes lourdes ?Lorsque les températures augmentent, les vaisseaux sanguins ont tendance à se dilater. Résultat : le retour veineux peut être moins efficace, notamment si l’on reste longtemps assis ou debout.🦵 Les signes fréquents🦵 sensation de lourdeur👣 chevilles gonflées😣 inconfort en fin de journée🌙 impatiences parfois🌿 Les bons réflexes au quotidien🚶 marcher régulièrement🛏️ surélever légèrement les jambes🚿 terminer la douche par de l’eau fraîche👗 éviter vêtements trop serrés☀️ limiter expositions prolongées à la chaleur💊 Compléments et solutions possibles🌿 Vigne rouge : traditionnellement utilisée pour la circulation🌰 Marron d’Inde : soutien du tonus veineux🌿 Hamamélis : utilisé pour le confort circulatoire🧦 Bas ou chaussettes de contention : selon besoin👩⚕️ Le conseil pharmaVotre pharmacien.ne peut vous orienter vers des solutions adaptées selon vos symptômes et votre mode de vie.🌸 En conclusionLes jambes lourdes ne sont pas une fatalité estivale. Quelques habitudes simples peuvent vraiment améliorer le confort. L’idée n’est pas de moins profiter du printemps… mais de le faire avec des jambes un peu plus légères.Sources : Assurance Maladie — Insuffisance veineuse et circulationhttps://www.ameli.frSociété Française de Médecine Vasculaire — Santé veineuse et préventionhttps://www.portailvasculaire.frMayo Clinic — Chronic venous insufficiency and leg swellinghttps://www.mayoclinic.org
Des chiffres inédits sur la sexualité en Guyane.
Pour la première fois, l’Inserm, un organisme de recherche médicale, a étudié la sexualité dans les Outre-mer. En 2023, elle a interrogé 10000 Ultramarins, dont environ 2500 Guyanais. Les réponses montrent des spécificités propres à la Guyane par rapport aux Antilles et à La Réunion.En premier lieu, alors que l’âge du premier rapport sexuel a tendance à remonter partout dans le monde, en Guyane, il continue de baisser. Et l’écart entre les jeunes hommes et les jeunes femmes augmente, ce qui n’est pas le cas ailleurs. Ainsi, la moitié des hommes nés entre 2001 et 2005 ont eu leur premier rapport sexuel avant 15 ans et 8 mois et la moitié des femmes avant 17 ans et 5 mois.Les hommes déclarent aussi davantage de partenaires au cours de leur vie que les femmes. C’est particulièrement le cas chez les 40-49 ans. Les hommes de 18 à 29 ans déclarent en moyenne 14,5 partenaires sexuelles, contre 4,5 pour les femmes.Les Guyanais sont également plus nombreux que les autres Ultramarins à avoir eu plusieurs partenaires au cours des douze mois précédents l’enquête. Et ce dans toutes les catégories d’âge.Par rapport aux autres Ultramarins, les Guyanais apparaissent avoir des pratiques sexuelles moins diversifiées en dehors des rapports vaginaux. Là aussi, l’écart entre hommes et femmes est plus élevé qu’ailleurs.Les participants ont également été interrogés sur l’homosexualité. Ils sont 20 % à avoir répondu que l’homosexualité est une sexualité normale. C’est moins qu’aux Antilles et à La Réunion. Cette acceptation est encore plus faible chez les jeunes, contrairement aux autres régions.La prévention contre les infections sexuellement transmissible est aussi plus faible en Guyane qu’ailleurs. Chez les 18-29 ans, moins de trois sur quatre ont utilisé un préservatif lors de leur premier rapport sexuel. Et moins d’un Guyanais sur deux en utilise un lors d’un rapport avec un nouveau partenaire.Dans le même temps, les Guyanais sont moins nombreux à être vacciné contre l’hépatite B ou les papillomavirus, principale cause de certains cancers. Ils sont en revanche plus nombreux qu’ailleurs à se faire dépister contre les infections sexuellement transmissibles.L’usage de la contraception est également moindre que dans les autres Outre-mer. Chez les femmes de 18 à 29 ans ne souhaitant pas d’enfant, trois sur dix ne recourent à aucune méthode contraceptive. Les autres utilisent de préférence le préservatif et les méthodes naturelles, et très peu la pilule. C’est d’ailleurs en Guyane qu’elle est le moins utilisée. Dans le même temps, plus d’une femme sur dix a déclaré que sa dernière grossesse n’était pas désirée et une sur quatre qu’elle aurait souhaité qu’elle survienne plus tard.Enfin, plus d’une femme sur quatre déclare avoir subi une tentative de rapport forcé et/ou un rapport forcé au cours de sa vie. Le niveau est similaire aux Antilles. Ces violences sexuelles sont intervenues alors que la victime était mineure dans un cas sur six.Toutes ces données permettent de mieux connaître les comportements, les normes en matière de sexualité et de prévention. Elles serviront aux institutions sanitaires pour adapter les actions de prévention. D’autres analyses plus poussées de toutes ces données sont également prévues.Consulter l’étude: Lien
🚗 Mal des transports : comment profiter des ponts de Mai sans avoir l’estomac en vrac ?
Les ponts de mai donnent envie de prendre la route… mais pour certaines personnes, le trajet peut vite ressembler à une épreuve. Nausées, vertiges, sensation de malaise : le mal des transports est fréquent, chez les enfants comme chez les adultes. Bonne nouvelle : il existe des solutions simples pour voyager plus sereinement.🤔 Pourquoi a-t-on mal au cœur en voiture ou en bateau ?Le mal des transports apparaît lorsque le cerveau reçoit des informations contradictoires entre les yeux, l’oreille interne (équilibre) et le corps. Par exemple : votre corps est assis… mais votre oreille interne sent le mouvement. Résultat : le cerveau se dit qu’il se passe quelque chose d’étrange.🚗 Les bons réflexes avant et pendant le trajet👀 regarder l’horizon ou la route🍽️ éviter les repas trop lourds avant le départ💨 privilégier une bonne aération📱 limiter lecture et écrans🪑 choisir une place stable (avant de la voiture, centre du bateau…)😌 garder la tête relativement fixe💊 Les solutions qui peuvent aider🌿 Gingembre : traditionnellement utilisé contre les nausées🌿 Menthe poivrée : peut apporter une sensation de confort digestif💊 Médicaments anti-mal des transports : disponibles en pharmacie selon profil🧘 Bracelets d’acupression : certaines personnes les apprécient👩⚕️ Le conseil du pharmacienLe pharmacien peut vous aider à choisir une solution adaptée selon l’âge, la durée du trajet et votre sensibilité.🌼 En conclusionLe mal des transports peut être désagréable… mais il ne devrait pas gâcher une escapade. Avec quelques ajustements et un peu d’anticipation, l’objectif reste simple : arriver à destination avec de bons souvenirs, pas juste le souvenir du dernier virage. 😉Sources : Assurance Maladie — Informations sur le mal des transports, prévention et traitementshttps://www.ameli.frMayo Clinic — Motion sickness: symptoms and preventionhttps://www.mayoclinic.orgNHS — Travel sickness guidancehttps://www.nhs.uk

